lundi 12 décembre 2011

Un Noël écolo, chez nous

Cette année, nous passerons une bonne partie du temps des fêtes à la maison. Mon état intéressant étant de plus en plus avancé, nous avons sagement décidé de ne pas nous rendre dans ma famille en Abitibi pour l'occasion. Mon partenaire et moi n'avons pas exactement la magie des fêtes dans le sang. Mais cette année, tant qu'à rester chez nous, et avec notre fille qui a trois ans et qui s'émerveille à tous les coins de rue de voir des lumières, on a décidé de faire un effort cosmétique. Pour la première fois donc depuis le début de notre vie commune, nous allons nous concocter un sapin digne de ce nom.

On peut se venter d'être écolo, mais on est également pauvres. J'ai donc lu les recommandations d'Équiterre avec un intérêt à la fois écologique et pécuniaire. Saviez-vous que pour constituer une alternative valable au sapin naturel, le sapin artificiel doit être utiliser pendant au moins vingt ans? Quelques alternatives suggérées :
- Décorer une plante d'intérieur
- Sapins en bois, en carton, fait maison ou acheté.
Sapin en bois et fil de fer
Le Sap'Art, en bois
En carton


Je me suis amusée à explorer moi-même le web en quête d'alternatives homemade.

Pour les amateurs de bières... (À éviter si vous avez chat/chien/enfant)


Pour les intellos...

Pour les petits espaces...

Pratique: peut servir d'étagère toute l'année!

Et le nôtre? Il n'est pas encore terminé. Je publierai les photos un peu plus tard...

dimanche 27 novembre 2011

Discipline et Time-Out (retrait)

« La colère des gens, elle sort par la bouche. »
- Ma fille, 3 ans et 3 mois


Peaceful Parenting publiait cette semaine un article sur l'utilisation du retrait (time-out) chez les jeunes enfants. Selon la Australian Association for Infant Mental Health, elle serait néfaste au développement émotionnel des enfants de moins de 3 ans. La Société canadienne de pédiatrie propose quant à elle d'utiliser des périodes dites de réflexion dès l'âge de 2 ans. D'après mes propres observations, certains parents et même certains éducateurs vont utiliser le retrait encore plus tôt, dès l'âge de 18 mois.

Je crois que c'est une bonne idée de retirer son enfant d'une situation problématique, par exemple s'il mord ou agresse quelqu'un, s'il fait le bacon au supermarché, etc. Mais cet enfant a besoin d'accompagnement, et non d'être isolé tout seul dans un coin. L'ignorer, couper les interactions avec les parents et autres, ne l'aide pas à acquérir des capacités d'auto-régulation de ses émotions, mais l'encourage plutôt à les étouffer. Le jeune enfant a besoin qu'on le guide et qu'on l'accompagne dans la gestion de ses propres crises.

J'en parle parce qu'en ce moment on a les deux pieds dedans, avec ma grande qui a trois ans passé, qui s'affirme, cherche son indépendance mais a encore tellement besoin de ses parents en même temps. On est en pleine période d'ajustement, parce qu'à mesure qu'elle évolue, notre relation avec elle évolue aussi. On essaie de trouver notre propre voie. La plupart des crises ou comportements indésirables sont causés par un trop plein d'émotion : «La colère des gens, elle sort par la bouche » m'a expliqué ma fille, après avoir piqué une grosse colère. Un trop plein d'émotion et une déconnection; tant qu'on reste connecté les uns aux autres, sensibles à nos besoins respectifs, généralement tout baigne. Quand la crise survient, c'est qu'on s'est déconnecté. Isoler l'enfant, l'envoyer au coin, ne réglera pas le problème! Il faut au contraire chercher à rétablir la communication.

Peaceful Parenting propose une sélection intéressante de livres sur la discipline positive. J'en possède quelques uns, que je n'ai pas tous lus malheureusement. Je peux vous recommander chaudement Playful Parenting, qui donne des astuces très concrètes et utiles pour se reconnecter avec son enfant par le jeu.

Je suis tombée de clics en clics sur cet intéressant article de Aletha Solter: Vingt Alternatives à la Punition, dans lequel on retrouve bien des trucs sensés, certains que j'applique déjà et d'autres qui m'inspirent.

J'aimerais toutefois émettre mes réserves sur Aletha Solter. Je ne suis pas une fan d'elle et de ses méthodes. En gros, sa check-list de parents conscients s'apparente énormément à celle du Dr Sears et de l'attachment parenting. Elle recommande une façon d'accompagner le bébé dans ses pleurs qui s'apparente à du control-crying, mais dans les bras du parent plutôt que seul dans son lit. Ce n'est pas, à mon avis, la meilleure façon de répondre au besoin du nourrisson, dont la plupart des pleurs se règlent avec une bonne tétée. Si le bébé a effectivement vécu un gros stress et a besoin de s'en décharger, c'est qu'on a réagi trop tard. Je le sais pour l'avoir déjà vécu...

vendredi 28 octobre 2011

Vaccination contre la rougeole: efficace ou pas?

Apparemment, la rougeole fait un retour cette année au Québec. Les autorités officielles s'inquiètent du danger que courent ou que représentent les enfants non vaccinés, et lancent une campagne de vaccination massive dans les écoles. Lisez l'article de LaPresse.ca à ce sujet: ça fait peur, n'est-ce pas? D'abord la photo de cette fillette terrorisée, et son père qui la rassure: c'est pour ton bien, ma petite. Situation inquiétante, vaccination massive, urgence: tout le vocabulaire employé s'efforce de nous démontrer que nous devrions avoir peur et nous en remettre à l'autorité du ministère de la Santé, qui s'occupe de tout, heureusement.

Sauf que, ce qu'on ne nous dit pas, c'est que près de la moitié des enfants atteints par la maladie étaient correctement vaccinés selon le calendrier en vigueur. J'ai lu cette information sur le site de Sylvie Simon. Attention: je n'endosse pas le contenu de son site, car je ne crois pas à la conspiration mondiale contre la santé, la fin du monde en 2012 et autres ésotérismes. Mais ce texte-ci est soutenu par une référence à un article d'une revue médicale que vous trouverez au bas de la page, en anglais seulement.

Ces faits soulèvent plusieurs questions. La moindre d'entre elles concerne le fameux calendrier de vaccination. Il semble qu'actuellement, on vaccine trop, trop tôt. Le système immunitaire n'atteint sa maturité que vers 6 ou 7 ans. Ne devrait-on pas laisser le corps construire sa propre immunité avant de lui injecter quelque vaccin que ce soit? Je ne suis pas totalement antivaccin. Chez nous, nous avons décidé, quand notre fille avait 6 mois, de mettre un "hold" sur l'affaire. Je n'ai pas encore pris de décision finale, et une pile de lectures m'attendent pour alimenter ma réflexion. Pour le moment, le seul livre que j'ai lu et que je peux recommander, c'est celui de Céline Arsenault: Soins à mon enfant, dans lequel on retrouve des informations sur le fonctionnement du système immunitaire, la vaccination et les maladies infantiles couvertes ou non par celle-ci. Je recommande également le livre du Dr Robert S. Mendelsohn, Des enfants sains... même sans médecin (traduction de "How to raise a healty child... in spite of your doctor") qui n'est plus édité mais qu'on peut trouver en pdf sur le web. La littérature antivaccin est abondante, mais la qualité est variable. Il faut choisir ses sources et ne pas se laisser emporter par la paranoïa et la peur, ni d'un côté ni de l'autre.

samedi 13 août 2011

Less is more

Less is more, c'est une expression que j'ai apprise dans mon cours de graphisme. Je découvre avec l'expérience que ça s'applique à bien d'autres domaines de la vie. La parentalité, par exemple. Il m'arrive de pécher par excès de zèle, d'en faire trop, et chaque fois j'ai des remords. Je ne suis pourtant pas la seule à en faire trop, voyez ces articles sur l'hyperparentalité qui pullulent ces temps-ci. Je suis de mon époque, une wonder-maman qui veut être certaine de connaître et essayer tous les trucs pour réussir sa maternité en 10 étapes faciles. Mais voilà, la plupart du temps, l'intervention la plus juste, c'est celle qu'on ne fait pas. Quand la santé, la sécurité et l'intégrité émotionnelle de nos enfants ne sont pas directement menacées, le meilleur service qu'on puisse leur rendre, c'est de les laisser se débrouiller jusqu'à ce qu'ils demandent notre aide.

samedi 16 juillet 2011

Naomi Aldort au coeur d'une controverse

Après une longue absence, je reviens écrire ici pour annoncer une bien mauvaise nouvelle. J'ai jadis publié la liste de mes livres préférés dans le domaine de la parentalité et de l'éducation. Parmi ceux-ci figurait Éduquer ses enfants, s'éduquer soi-même (traduction de Raising our kids, raising ourselves de Naomi Aldort). C'est un bouquin pas facile qui m'avait beaucoup remuée et alimentée dans ma réflexion. Mais voilà que je viens d'apprendre que son auteure se retrouve au coeur d'une polémique. J'ai eu vent de cette histoire sur le forum de l'AQ4P. Une longue discussion à ce sujet a court sur Mothering et sur Amazon. Voici également un éditorial du magazine britannique The Mother magazine. Je vous invite à lire les explications de Aldort elle-même, pour vous faire votre propre idée. On lui reproche de s'être présentée sous le titre de psychologue, avec le grade Ph.D, alors qu'elle n'a aucune formation valide dans ce domaine. Elle prétend s'être fait avoir naïvement par une université bidon. Cependant, elle profitait de ce titre pour facturer très cher ses consultations téléphoniques ainsi que les retraites qu'elle organise.

Pour ma part, je tenais à faire circuler l'information, car j'éprouve désormais un malaise à faire la promotion de son livre et de ses idées.

lundi 13 septembre 2010

Du nouveau

Dans mon dernier post, je parlais de mes nouveaux projets... En voici un tout frais sorti: le tout premier numéro du magazine Parentzie est maintenant en ligne! Fait par et pour les familles alternatives, qui font les choses différemment, et qui veulent partager leur trucs. J'y collabore sous la forme d'une bédé dont j'ai écrit le scénario, et c'est mon homme qui fait les dessins. Un nouvel épisode paraîtra chaque mois.

mercredi 21 juillet 2010

L'été c'est fait pour jouer

Comme beaucoup de Québécois, nous nous sommes adonné au sport national de l'été: déménager. J'ai donc pris des petites vacances de travail et de blog. De toute façon, il a fait si beau et si chaud que ç'aurait été pécher de rester à l'intérieur devant l'ordinateur. Me voici de retour au poste, à temps partiel toujours.

Le temps passe et nous rattrape. Ma fille grandit, devient de moins en moins un bébé et de plus en plus une petite fille. L'envie d'écrire sur la maternité se fait moins pressante. Ça reviendra, sans doute, mais pour le moment j'ai d'autres projets... En attendant, je vous offre un aperçu en image de ce dont sont faites nos journées d'été.


Domestiquer la jungle arrière
Gambader

Prendre du soleil

Se mouiller
Se salir les pieds
Manger des petits fruits